vendredi 13 janvier 2012

Spontanéité.

On est vendredi 13. Je ne m'en étais absolument pas rendue compte avant cette nuit. Mais bon. Ce n'est absolument pas le sujet de ma note.

Hier j'ai passé une excellente journée, une journée bien remplie ! Je me suis faite faire un tatouage. 
Je savais depuis des années que j'y viendrais un jour où l'autre, comme les piercings, c'est quelque chose qui me plait et qui me correspond bien. Cependant j'ai toujours considéré les piercings comme prioritaires, et que ce n'était que lorsque j'en serais satisfaite, que je passerais aux tatouages. De ce fait, je pense de temps à autres à ce que j'aimerais me faire "graver", mais ce n'est jamais très sérieusement parce que je me dit que j'aurais bien le temps de voir. 
Sauf que mardi soir, Tatiana m'a envoyé un message pour me proposer de me faire tatouer avec elle jeudi (donc hier). Au début j'ai trouvé ça un peu trop soudain, mais après un petit échange d'sms, quelques heures de réflexions, et bien encouragée par le prix, je me suis dit "pourquoi pas". En plus, c'était aussi pour une bonne cause : le projet Hope 4 Japan. 
Dans mon tatouage il y a donc le mot "hope", mais je voulais absolument qu'il y ai également une signification plus personnelle, comme un message à moi-même. C'est pour ça que j'ai tenu à m'adresser une phrase, et pas juste un mot dont le sens serait trop large. 
Pour ce qui est de la douleur, je mentirais si je disais que ça ne fait pas mal, mais comme tout le monde m'avait prévenu, c'est largement supportable. Certains endroits étaient juste un peu plus sensibles que d'autres. Cela dit, je trouve que, paradoxalement, c'est une expérience agréable.

Tatouage fait par Kohki. Photo prise par Myriam.
Merci encore à tous les deux !

Le tatouage a été un évènement marquant de la journée, mais je n'ai pas fait que ça. 
Dans l'après midi j'ai trainé à La Part Dieu avec Kamilya et Justine. Notamment à New Look où on a d'ailleurs croisé Myriam et Kohki, et où j'ai flashé sur un t-shirt... pas en solde. Donc je ne l'ai pas pris. Ce n'est que parti remise ! On verra les finances au moment où je ferais les soldes (si je les fais). 
On a aussi été à Disney Store, où Kamilya-la-fourbe m'a offert ceci : 


J'en suis tellement amoureuse que je ne suis pas sûre d'oser l'utiliser ! J'aurais trop peur de la rayer ou qu'elle prenne des coups dans mon sac. Et puis bon, chez moi j'ai des verres et des tasses hein. Le souci c'est que si je ne fais que l'exposer, je ne saurais pas quel côté choisir...! ._. Mais bon, d'ici à ce que je range mon appart', j'aurais bien le temps d'y réfléchir !
Ça me fait penser qu'il faut que j'achète le DVD de La Fontaine de Jouvence... Bientôt, bientôt.

Le soir, avec Justine et Tatiana, on est allées mangé à l'izakaya Oto Oto. J'avais eu lu des critiques très partagées dessus, soit les clients étaient très contents, soit ils étaient déçus. En ce qui nous concerne, je pense que les filles  ne me contrediront pas, ce fut plutôt une déception. La serveuse était aimable comme une porte de prison, et l'ambiance était à l'opposé de celle qu'il devrait y avoir dans un izakaya. En ce qui concerne la nourriture, elle a été servie très rapidement certes, on soupçonne donc la technique du réchauffage de plat avant service, ce qui n'est franchement pas glorieux. En plus, c'était assez bon mais pas de quoi se rouler par terre, ce n'était pas toujours assez chaud, et on est restées sur notre faim. Pour le prix que ça nous a coûté à chacune, on s'est dit qu'on ne reviendrait pas. 
Je mets quand même une photo des plats qu'on a choisi avec Justine (on a partagé les gyôzas), parce qu'au moins, c'était joli !

Pour ne pas rester sur une déception, on est allées au vieux Lyon pour boire un verre avant de rentrer. On a eu une grande discussion, c'était très agréable (malgré la musique -de merde- trop forte). Ça m'avait franchement manqué !

Ma vie ne devrait être constituée que de journées comme celle d'hier.

samedi 7 janvier 2012

La boîte de mouchoirs.

La boîte de mouchoirs sur le bureau. C'est ça qui m'a vraiment marqué, lorsque j'ai passé la porte entre-ouverte il y a un mois. J'ai un peu souri intérieurement, mais mon rictus mental a été d'assez courte durée. Sur environ trois quarts d'heure, j'ai dû pleurer la moitié du temps. La présence de cette fameuse boîte a pris toute sa légitimité.
Au début j'étais un peu perplexe, mais petit à petit ce malaise s'est calmé. Je sais que je tâtonne encore beaucoup, et que j'ai un énorme travail à accomplir, mais peut-être que je peux encore rassembler les morceaux pour les recoller. Et arrêter de me saboter moi-même. 

Sinon, bonne année. J'aurais bien fait un bilan de l'année 2011 mais en toute franchise, je ne suis pas tellement inspirée. J'aurais besoin de réfléchir à tout ce qu'il s'est passé, et je n'ai pas envie.
Enfin bon, ça n'a pas l'air comme ça, mais ces jours-ci ça peut aller. En plus, grâce à Kamilya, je me suis acheté une nouvelle montre trop mignonne ! 


Je pense m'offrir un ou deux nouveaux piercings avant la fin du mois, et je vais essayer de faire un peu les soldes aussi.

dimanche 18 décembre 2011

La poussière.

Je suis d'une humeur terrible.

Je ne suis pas sûre de pouvoir changer. J'ai l'impression que c'est de pire en pire. Il est peut-être trop tard. Je vais continuer à descendre de plus en plus bas. Quand je n'aurais plus le choix, je m'aplatirai sur le sol, puis j'essaierai d'entrer dans la terre en rampant, toujours plus bas, toujours plus bas. Toujours plus aigrie, la confiance qui s'effrite, de plus en plus d'agressivité, et la solitude qui se répand. Jusqu'à ce que je meurs. 
Mes piliers commencent à s'effondrer, et ça c'est vraiment mauvais. Je vous promet. 

Un jour tu m'as dit qu'à force d'être comme j'étais, je finirais par craquer et que j'enverrais tout bouler. Je pensais que c'était impossible, pas moi. Maintenant je commence à comprendre ce que tu voulais dire. 
Et ça me fait peur.

lundi 12 décembre 2011

Ce machin inachevé traine dans mon calepin depuis des semaines donc...

Les encouragements ne surviennent pas forcément là où on les attend. Ces temps-ci je commençais à me poser beaucoup de questions sur différents aspects de ma vie, et sur ce que je peux bien être en train de faire. Je me demandais si je ne visais pas un peu trop haut avec la licence de japonais, à quoi est-ce que tout ça pouvait bien rimer. Je me disais que je passais à côté de ma vie, que je n'arrivais pas à remplir les blancs dont elle était constituée, et qu'en réalité, je ne suis qu'une fille vide assise passivement sur un quai de gare alors que tout le monde monte dans le train qui lui correspond. Mes amis, quand ils essaient, n'arrivent pas à avoir assez d'impact dans leurs paroles pour réussir à me tirer de la tête que je ne suis

jeudi 8 décembre 2011

La porte.

Un quart d'heure pour ouvrir la porte. Je suis restée là, debout, à discuter d'un air nonchalant, alors que mon corps se livrait à la danse de l'oscillation. J'avançais, je reculais, mes pas traduisaient les contradictions de mon cerveau. Tout en tentant de me pousser à surmonter mes réserves, j'essayais de me convaincre que mes craintes étaient plus fortes et tout à fait légitimes. Bien sûr, je faisais l'enfant. J'attendais qu'on vienne me prendre par la main. Seulement ça n'est pas arrivé. Il faut vraiment que j'arrête de faire ça. Au bout de plusieurs minutes, ma camarade est partie et mon masque de nonchalance s'est envolé avec elle. J'ai décidé d'hésiter encore parce que j'avais un peu peur. J'ai laissé passer devant moi plusieurs autres longues minutes. Quelques coups d'œil à travers la petite vitre pour me rassurer. Ça n'a pas fonctionné. Finalement j'ai reçu un sms qui m'a pressée dans le temps, il a fallu que je me bouge vite. Je n'avais alors aucune idée de ce que je pouvais faire, dans le doute j'ai attrapé la poignée. J'ai ouvert la porte.
Ça été plus simple que je ne me l'était imaginé. Évidemment ce n'était pas une partie de plaisir, mais ce n'était pas très compliqué non plus. Pour être honnête, je ne suis pas sûre d'être soulagée pour autant. Je ne sais pas ce qui m'attend à partir de maintenant. J'ai peur de découvrir quelque chose, j'ai peur de ce que ça peut être, j'ai peur que ce soit douloureux. J'ai peur de n'être menée nul-part. J'ai aussi peur de devenir quelqu'un d'autre. Encore mes contradictions intérieures.
Dans quatre semaines.

jeudi 24 novembre 2011

Juste en passant.

Je ne suis pas morte, et je songe beaucoup.
Je songe à arrêter de manger comme une grosse truie. 
Je songe à reprendre un minimum soin de moi.
Je songe à faire plus d'efforts vestimentaires. 
C'est assez difficile quand on ne va pas bien de se dire qu'on va faire des choses pour soi. Surtout quand on ne va pas bien justement parce qu'on ne se supporte pas et qu'on se trouve de plus en plus dénuée d'intérêt. Parce qu'on se dit "A quoi bon ?". A quoi bon faire tant d'efforts ? Pour quoi ? Pour qui ? "Pour moi" ? lol J'ai envie de dire. C'est assez compliqué, personne n'a envie de faire plaisir à quelqu'un qu'il ne peut pas voir en peinture. Si je me déteste, je ne vois pas au nom de quoi je me ferais plaisir. Je ne mérite pas, en quelque sorte. 
Je sais que j'écris des énormités, mais c'est comme ça que mon cerveau fonctionne. A peu près. Et je ne peux pas changer ça si facilement, même si je sais que ce n'est pas comme ça qu'il faut penser. Les gens aiment bien dire "Pour que les gens t'aiment il faut que tu apprennes à t'aimer toi-même." Je vous promet, je vous jure sur la tête de n'importe qui : cette phrase me donne envie de vomir. Personnellement si je ne sais pas m'aimer, c'est parce que personne n'a daigné me montrer comment faire. Je ne dis pas que tous mes malheurs sont là à cause des autres, je sais que j'ai un gros effort à faire sur moi-même, mais je sais que les autres ne m'aident pas particulièrement, non plus.
Enfin bref, je ne vais pas plus loin, ce n'est pas pour ça que je venais ici à la base. Je voulais juste dire que je ne suis pas morte, et que je fais aller. Ça va. Enfin, ça peut.